I am, I am, I am

I am, I am, I am

Maggie O'Farrell

Belfond

  • par (Libraire)
    30 mai 2019

    Ce livre n'est ni un roman, ni un recueil de nouvelles à proprement parler. Mais c'est sans conteste un texte littéraire hors du commun. A travers dix-sept chapitres comme autant de parties du corps touchées, Maggie O'Farrell raconte ces moments où la mort a semblé s'approcher d'elle, que ce soit par la maladie, la violence ou la vie quotidienne, tout simplement.
    Avec un talent de conteuse extraordinaire, l'auteure parvient à dire l'indicible et à se dévoiler entièrement. Empreintes d'une puissance émotionnelle et d'une poésie merveilleuses, ces tranches de vie sont d'autant plus touchantes qu'elles résonnent d'une manière ou d'une autre dans chacun de nous.
    I am, I am, I am est un livre époustouflant, tant par sa forme atypique que par l'émotion qui se dégage de chaque page, sans jamais tomber dans le pathos.


  • par (Libraire)
    20 avril 2019

    Coup de coeur du Passage Culturel

    Une jeune femme nous raconte sa vie en 17 chapitres par le prisme d’événements qui ont affecté son corps. Plusieurs fois dans sa vie l’auteure à été assez proche de la mort, que ce soit à cause de maladies, accidents ou pour ses accouchements. Elle exprime son rapport au corps. Le fait qu’elle ai été malade très jeune a déclenché chez elle une certaine insouciance qui l’a fait se mettre de nombreuse fois en danger. Voix singulière d’une auteure déjà remarquée, c’est un texte brillant. D’autant plus émouvant lorsque que l’on ne sait pas que c’est une autobiographie. Féministe dans le sens élogieux, pas revendicatif, juste admiratif de la beauté des femmes par ce qui en fait leur singularité. Ses douleurs, son psychisme, le don de soi.


  • 1 avril 2019

    La mort

    Ce n’est pas un roman, ce sont des histoires courtes (pas des nouvelles non plus). Ce n’est pas une autobiographie non plus, même si chaque histoire raconte comment l’auteure / la narratrice n'est pas passée loin de la mort.
    Rien de funeste dans ces pages. Je dirai même que ce livre est une ode à la vie. Même si elle est difficile, même si elle plaque Maggie dans un fauteuil roulant, elle la petite fille qui aimait tant s’enfuir.

    La mort a approché presque chaque partie de son corps : les poumons, le cervelet, l’estomac, le cou…

    L’auteure / la narratrice nous laisse entrevoir la petite fille qui n’aimait pas les règles, la jeune fille insouciante partie à l’autre bout du monde, la mère qui accouche et allaite, celle qui sent son enfant mourir dans ses bras sur une route d’Italie.

    J’ai eu un peu de mal à entrer dans la narration, très factuelle.

    Et puis, encore une fois, le charme de la plume de l’auteure a opéré et je ne pouvais pas la lâcher à l’article de ses nombreuses morts. (Le sous-titre anglais précise Seventeen Brushes with death)

    Un livre qui a su me toucher par ce qu’il racontait de la puissance de vie en nous.

    L’image que je retiendrai : celle de la narratrice, nageant avec son fils aîné sur le dos vers une plateforme qui jamais ne se rapproche.

    https://alexmotamots.fr/i-am-i-am-i-am-maggie-ofarrell/


  • par (Libraire)
    18 mars 2019

    Déjà lectrice de Maggie O'Farrell, j'étais très curieuse de découvrir ce récit,
    des épisodes de sa vie racontés sous le prisme de parties de son corps. C'est surprenant, dramatique, douloureux, touchant et que d'expériences vécues ! Une lecture marquante où toute la fragilité de la vie transparait.


  • 13 mars 2019

    Si au départ, j’ai cru qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles car la forme laissait à l’imaginer et bien j’ai eu faux. Dans ces dix-sept chapitres comme autant de nouvelles, Maggie O’Farrell relate dans ce livre des épisodes de sa vie durant lesquels la mort a tenté de s'inviter.

    On frémit, on a le cœur qui s’accélère ou qui se serre mais surtout on ressent viscéralement chaque émotion par l'intensité si juste. Maggie O’Farrell parvient tout autant à capter qu'à retranscrire des événements très marquants tout en restituant à la perfection son état d'esprit. Des événements où l'on trouve une mauvaises rencontre, une maladie grave qui lui a laissé des séquelles, des accidents, une fausse couche, un accouchement très compliqué entre autres.
    Il n'est nullement question de sensationnalisme, de complainte ou d’auto-apitoiement. En détaillant ses ressentis et le contexte, elle nous immerge dans ses récits. Ferré par l'écriture, on est subjugué par l'appétit de vivre, chahuté ou bouleversé par la puissance des propos, et l'on sourit à sa capacité de se concevoir chanceuse. Et si elle nous fait part de l'incompréhension froide de certains médecins ou des remarques blessantes entendues, des gestes bienveillants ont été de véritables baumes.

    De ses expériences personnelles, elle a su transmettre avec finesse et sensibilité l’essence même de ces intervalles de temps. La grande force de ce livre est que l'intime s'efface pour révéler les sentiments propres à l'adolescente mais aussi ceux de la femme et de la mère qu'elle est devenue.

    Avec un sens profond de l’observation, une précision des mots et du détail qui nous agrippe et qui nous embarque, Maggie O’Farrell décrit avec une acuité incroyable des scènes d’un réalisme foudroyant. Une lecture vibrante par sa force et par sa qualité.

    "Je me rends compte que je suis encore en train de vivre ce phénomène que je connais depuis toujours. Cette sensation de recevoir un choc, de vivre une situation surréaliste, un peu comme une impression de déjà vu. Tout se passe comme s'il me manquait brusquement plusieurs couches de peau, comme si le monde était soudain plus près de moi, plus tangible que jamais."
    https://claraetlesmots.blogspot.com/2019/03/maggie-ofarrell-i-am-i-am-i-am.html