Conseils de lecture

Calico Review

Calico Review

Allah Las

Sony Music

13,99
par (Libraire)
12 juin 2018

Coup de coeur du Passage Culturel

Calico Review est le troisième album du groupe américain originaire de Californie, Allah Las.
Après deux premiers disques plutôt électriques, ils nous entraînent davantage vers des sonorités rock acoustique teintées de folk. Sans pour autant faire de copier-coller, l’ambiance des années 70 y est omniprésente pour le plus grand bonheur des nostalgiques de cette époque. L’album fait partie des coups de cœur du magasin autant pour son originalité que pour le talent des membres du groupe dont le talent n’est plus à démontrer après trois excellents albums.


Keep Me Singing

Keep Me Singing

Morrison, Van

Universal Music

par (Libraire)
12 juin 2018

Coup de coeur du Passage Culturel

Légendaire interprète du "Gloria" des Them, Van Morrison sort en cette fin d’année son 36ème album, Keep me singing.
Emprunt de nostalgie, de réflexion sur la vie et sur le temps qui passe, Van nous dit se contenter "des choses simples comme la vue d'une rivière ou le son d'un flux faisant ressurgir les souvenirs d'un amour longtemps perdu‘’.
13 titres, dont le fameux "Share your love with me" de Bobby Bland, immortalisé par Aretha Franklin en 1970, et repris de façon magistrale par notre bluesman Irlandais.
Avec "Caledonia Swing" Van Morrison termine comme sur tous ses albums par un morceau en référence au mot ancien Caledonia donné par les Romains à la région correspondant aujourd’hui à l’Ecosse et que Van the Man porte au plus profond de son être.
La voix subtile de Van fait à nouveau merveille, il nous livre un album d’une émotion et d’une beauté que seuls certains chanteurs de sa trempe peuvent nous servir.


Le concert royal de la nuit : 2 cd

Le concert royal de la nuit : 2 cd

Anonyme, Luigi Rossi, Francesco Cavalli, Michel Lambert, Louis Constantin, Antoine Boesset, Jean De, Divers, Ensemble Correspondances

Harmonia Mundi Disques

32,99
par (Libraire)
12 juin 2018

Coup de coeur du Passage Culturel

Avec à sa tête la révolte des Grands contre l’autorité monarchique, la Fronde se termine qui vient d’ébranler le royaume de France et le règne tout naissant de Louis XIV. La régence d’Anne d’Autriche et du cardinal Mazarin, lequel tire les ficelles de l’Etat, ne permet pas d’asseoir l’autorité du futur monarque auquel est opposé le parlement de Paris, celui-ci ayant énoncé quelques années plus tôt la limitation des pouvoirs du souverain.
En 1653, Louis-Dieudonné a quinze ans et a déjà en tête les contours de ce que seront l’absolutisme et la future centralisation du pouvoir. Il lui faut aussi s’affirmer face aux princes du sang et à la révolte nobiliaire. La soumission de la ville de Bordeaux, cette année-là, va mettre un terme aux troubles de la Fronde. Le futur monarque doit asseoir son autorité et donner de lui cette image régalienne qui restera dans toutes les mémoires : la splendeur d’un astre et celle d’une presque double consécration, tel un double sacre : le roi soleil.
Le spectacle qui marque le début du règne, et créé au Louvre, est le Concert Royal de la Nuit : le roi danse ! Ce sera la première apparition de Louis XIV en costume solaire illuminant même les ténèbres. Plusieurs compositeurs vont collaborer à l’œuvre : Jean de Cambefort, Antoine Boesset, Louis Constantin, Michel Lambert… Le ballet royal, divisé en quatre parties, ou comme il était dit « quatre veilles », est dansé par le jeune monarque qui excellait dans cet art. Le texte d’Isaac de Benserade était fait, bien évidemment, pour glorifier l’adolescent, conscient de sa magnificence.
Faites confiance à la reconstitution de Sébastien Daucé et de son ensemble Correspondances. Parrainé par la fondation Orange, l’œuvre qui était tombée dans l’oubli et dont ne subsistait plus que quelques lambeaux, retrouve ici, dans son intégralité, tout son éclat.
On ferme les yeux, on se retrouve à la nuit dans les bosquets de Versailles. On ne sait au final quel astre est le plus beau.


CD / Lighthouse / David Crosby

CD / Lighthouse / David Crosby

Crosby, David

Universal Music

6,99
par (Libraire)
12 juin 2018

Coup de coeur du Passage Culturel

Au panthéon du rock, co-fondateur des Byrds et de Crosby, Stills & Nash, David Crosby associé à Michael League des Snarky Puppy, sort Lighthouse, un nouvel album, dépouillé, intime et instantanément reconnaissable par la voix de Crosby et le son incomparable de sa guitare.
Basé essentiellement sur la voix et les guitares de Crosby, hormis quelques lignes électriques et accompagnements d'orgue Hammond, Lighthouse atteint une qualité sans additif dont les textes et les mélodies se suffisent grandement tant leur qualité est exceptionnelle.
L'album débute avec un morceau écrit pour Jan, sa femme depuis plus de quarante ans, la voix de Crosby y reflète une tendresse poétique. Militant de longue date il condamne les politiciens lâches qui envoient les enfants des autres à la guerre ou encore l'immigration inspirée par la crise des réfugiés syriens.
Revenu à ses premières amours, Crosby nous offre une pépite qui n'est pas sans rappeler le fameux If I could only remember my name, harmonies vocales, guitares scintillantes et inspiration très actuelle. Quarante-cinq ans séparent ces deux albums, si éloignés dans le temps et pourtant si proches.


BLRA / The Revenant / Inarritu,  / Leonardo D

BLRA / The Revenant / Inarritu, / Leonardo D

Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson

Fox Pathe Europa

par (Libraire)
12 juin 2018

Coup de coeur du Passage Culturel

The Revenant, à mi chemin entre Into The Wild et le Comte de Monte Cristo.
1823. Dans le grand nord des états unis, le trappeur Hugh Glass est laissé pour mort au cours d’une expédition. Affaibli et grièvement blessé, il va s’efforcer de survivre seul dans un environnement hostile afin de poursuivre l’homme qui lui a tout pris. Une seule chose le gardera en vie : son désir de vengeance.
Inspiré de fait réels, ce film américain de Alejandro Gonzales Inarritu met en scène un Leonardo DiCaprio plus qu’investi dans son rôle aux prises avec le britannique Tom Hardy (Mad Max), toujours impeccable.
Braquée au plus près du héros, la caméra embarque à plusieurs reprises le spectateur dans des plans-séquences haletants et dantesques. Raid d'indiens, chute à cheval du haut d'un ravin, attaque d'ours… L'immersion est totale et l'action, ultra réaliste, oscille entre interludes poétiques et accélérations brutales pour atteindre son point culminant lors d'un face à face sanglant digne des meilleurs films de vengeance tels que Old Boy ou Gladiator.
Acclamé en 2014 pour son excellent Birdman, Inarritu délaisse ici la comédie pour un survival movie sans concessions et visuellement sidérant. Un effort récompensé de trois oscars.
A voir absolument!